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Metal Gear Rising Revengeance

Publié le 13 Décembre 2014

Pendant les soldes d'automne de Steam, j'ai décidé d'acquérir Metal Gear Rising. Attaché à la saga Metal Gear depuis la Playstation(la meileure console salon des 20 dernières années selon moi), je n'avais pas renoué avec la licence depuis Metal Gear Solid 3.J'étais bien entendu conscient de l'orientation du jeu vers l'action et le combat outrancier, mais les retours que j'avais eu étaient dans l'ensemble positifs. Malheureusement, mes premiers contacts avec le jeu m'ont rapidement fait déchanter.

Un système de parade peu intuitif et non encadré

Commençons immédiatement par aborder le point le plus douloureux du jeu, le système de parade. Dans MG Rising, vous ne pouvez pas bloquer les attaques comme vous le feriez d'ordinaire dans un Devil May Cry par exemple. Vous êtes obligé de pousser le stick analogique gauche et d'appuyer sur le bouton d'attaque légère dans la direction où votre ennemi attaque, en respectant un timing très serré. Ce mécanisme s'avère très rapidement frustrant et se voit rendu plus difficile par une gestion capricieuse de la caméra qui cache parfois certains de vos ennemis et vous empêchent de savoir si ces derniers sont sur le point de vous attaquer. On aurait pu penser que le système serait accompagné d'un indicateur visuel explicite comme la série des Batman Arkham en dispose(vous savez, lorsque vous faites un contre et qu'un signal apparaît avant que vous receviez un coup), mais non. Aucun ralentissement pour vous permettre d'anticiper plus facilement l'attaque. Le tutoriel très mal fait, ne vous apprend pas bien à parer, et il vous faudra sans doute consulter quelques vidéos sur youtube pour maîtriser la technique. Votre seul recours si vous avez vraiment du mal avec le système reste l'infamant mode facile, le seul à disposer d'un système de parade automatique qui aurait pourtant été bienvenue dans les modes de difficulté supérieurs.

Ces difficultés font souffrir le jeu d'une comparaison avec des fleurons du beat them up modernes comme le reboot de Devil May Cry, où les développeurs ont réussi à proposer une expérience intuitive à la difficulté équilibrée. Les joueurs pc sont toutefois moins malheureux que les autres avec MG Rising, puisqu'il disposent de l'intégralité du contenu additionnel, incluant la toute puissante épée de Gray Fox, qui apportera un confort de jeu indéniable, ou l'armure médicale, qui permet de stocker jusqu'à 10 trousses de soin(ou "nanokits de réparation".Malheureusement, JetStream Sam, héros du premier DLC du jeu, ne dispose pas de système d'amélioration des compétences comme Raiden, et vivre son aventure vous remettra vite en contact avec les aspects les plus pénibles de Metal Gear Rising.

Des personnages et une histoire caricaturale

Metal Gear a eu son lot de personnages déjantés, mais ces derniers avaient toujours un certain charme et un certain charisme. On ne peut hélas en dire autant de ceux de Rising, qui ne parviennent jamais à égaler ceux des précédents opus. Le personnage le plus agaçant de tous est sans doute le sénateur Armstrong, grand fumeur de cigares aux biceps gonflés aux stéroides, qui décroche la palme du boss le plus pénible et le plus lourdingue de tous les Metal Gear. Platinum n'a vraiment pas brillé côté histoire(même si l'histoire n'est pas le point central d'un jeu d'action je veux bien le concevoir), et propose une expérience à la fois artificiellement hardcore avec des bosses irritants, mais aussi très superficielle. Si Raiden demeure un héros charismatique, on aurait aimé que ses adversaires démontrent un peu plus de subtilité et de finesse dans l'exécution de leurs plans et la réalisation de leur "idéologie".Mistral est là pour joueur le rôle de la "vilaine" de service mais son apparition reste anecdotique. Monsoon officie en tant que psychopathe stéréotypé, et Sundowner est la brutasse basique recourant aux armes lourdes(en l'occurrence, des pinces géantes). Seul JetStream Sam se détache un peu du lot, et encore. Ses haussements d'épaule semblent plus manifester un amusement par rapport à la pauvreté du jeu et de l'histoire, que son détachement de samurai solitaire.

Conclusion

Metal Gear Rising ne vaut la peine d'être essayé que si vous n'avez vraiment aucun jeu d'action sous la main pour vous défouler, et que vous avez les nerfs assez solides pour supporter l'exaspérant système de parade et l'histoire insipide du jeu. Il reste à espérer qu'il ne connaîtra pas de suite ou que celle-ci se fera sans Platinum Games, ou avec un gameplay à la hauteur d'un jeu développé après 2010.

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